agriculture urbaine burkina faso
L’agriculture urbaine et périurbaine à l’intérieur et dans la ceinture de Ouagadougou prend de nombreuses formes, avec différents types d’exploitations de cultures caractérisées par différentes dispositions spatiales et d’occupation et l’accès à des installations d’irrigation.
Ceux-ci peuvent être classés dans deux grandes catégories : les sites situés le long du réseau hydrographique de la ville (barrages, rigoles, canal central, marigots temporaire ou permanent etc.) et ceux autour des rejets d’eaux usées. Ceux-ci pourraient inclure les lacs et les barrages ou les gouttières. Ces sources d’eau pourraient être pérennes ou saisonnières. Il y a aussi des espaces isolés au sein des zones urbaines, qui comprenaient les champs de case. Il y a très peu d’espaces urbains isolés qui sont irrigués. Puis il y a des espaces isolés où les gens cultivent des cultures pluviales pendant la saison des pluies. Enfin, on peut classer les villages péri-urbains en tant que mode de l’agriculture urbaine. Les légumes-feuilles sont les principales cultures dans les zones urbaines, tandis que le maïs domine la production des zones péri-urbaines.
L’élevage est pratiqué sous forme d’embouche par les femmes à côté du maraichage. Les caractéristiques majeures de l’AUP à Ouagadougou se résument à la pression foncière, à
l’absence de textes réglementaires définissant un cadre juridique, institutionnel et politique précis contribuant à rendre les producteurs urbains plus vulnérables. A cela s’ajoutent la disponibilité de l’eau de façon pérenne qui est une contrainte majeure de même que le manque de cadre de concertation entre les acteurs. Les avantages de l’UUP à Ouagadougou, comme ailleurs, ont trait au maintien d’une vie grâce à la production alimentaire et à la génération de revenus. Outre cela, l’UPA peut agir comme un une opportunité de recyclage des déchets solides et liquides municipaux et un moyen pour promouvoir le développement des infrastructures et la cohésion communautaire.
Cependant, le secteur fait face à des défis. Probablement les préoccupations les plus pressantes et les plus controversés à Ouagadougou sont l’accès des agriculteurs à la terre et l’eau dans une situation de l’urbanisation rapide. Plaidoyer institutionnel pour la réforme du droit foncier est considéré comme une réponse à la question de la pression foncière et à l’accessibilité à la terre. L’utilisation des eaux usées pose unrisque pour la santé, et de l’eau courante est en pénurie.
L’accès aux installations de stockage, le crédit et les services de vulgarisation sont limités. Les acteurs intervenant dans ce secteur doivent faire des plaidoyers auprès desautorités nationales et locales pour que l’intégrationde l’AUP dans les politiques de développement au niveau local et national soit effective.

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