La conservation des sols est un ensemble de pratiques utilisés pour permettre un usage durable des sols, tant en agriculture qu’en élevage ou en sylviculture, . Elle vise, à la fois, à prévenir la perte de sol due à l’érosion que la réduction de fertilité engendrée par une utilisation excessive ou une contamination des sols.

Les conséquences du brulis, de la déforestation et d’autres méthodes non durables de l’agriculture de subsistance sont une érosion à grande échelle, la perte de nutriments du sol pouvant aller jusqu’à une désertification totale.

Les techniques d’amélioration de la conservation des sols sont :

  • Couverture maximale des sols, par les résidus des cultures précédentes (appelés mulch) ou par des plantes de couverture implantées en intercultures ou en couverts vivants permanents
  • Absence de retournement du sol par le labour et forte réduction, voire suppression, du travail du sol
  • Allongement et diversification des successions culturales, à travers l’alternance de familles de plantes (légumineuses, céréales, crucifères) et recours aux cultures intermédiaires et aux associations de cultures.

En Afrique, l’agriculture avec conservation des sols progresse lentement, dans une quinzaine de pays et sur des surfaces assez faibles. On observe, en général, une application partielle du tripode.

La couverture permanente est pratiquée depuis 1920 au Nigeria avec une légumineuse, le Mucuna pruriens. Technique reprise avec succès au Bénin. Des systèmes sans labour se développent au Ghana, mais sans couverture permanente du sol. On note l’utilisation d’herbicides sur des cultures de coton au Nord Cameroun.

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