serre horticulture afrique

3 techniques sont applicables pour diminuer la température sous abri :
ventilation aeration serre– Aération : c’est le renouvellement de l’air chaud intérieur par l’air extérieur plus frais. La ventilation peut être statique ou dynamique. C’est le moyen le plus simple et le plus économique mais la température intérieure ne descendra pas en dessous de la température extérieure.
Cooling, brumisation ou nébulisation : c’est l’exploitation des propriétés thermodynamiques de l’eau lors de son passage de l’état liquide à l’état gazeux : cette transformation permet de réduire la température intérieure en dessous de la température extérieure.
Films, écrans et blanchiment : c’est la réduction de l’échauffement de l’air sous l’abri en limitant la pénétration du rayonnement lumineux. Cela ne permet pas d’amener la température intérieure en dessous de la température extérieure.
ventilation aeration laterale serre– Aération par ventilation statique : c’est l’utilisation des mouvements naturels de l’air par convection. L’efficacité de l’aération statique dépend :

  • de la hauteur de la serre; plus la serre est haute, plus la ventilation sera efficace grâce à l’effet cheminée,
  • du nombre et de la dimension des ouvertures. Celles-ci peuvent être latérales ou situées au faîtage. L’ouverture au faîtage, sur toute la longueur de la serre, est le système le plus efficace. Quand il n’y a que des ouvertures sur les parois latérales, celles ci doivent être les plus ouvertes possibles tout en conservant une bâche jusqu’à un mètre au-dessus du sol afin de limiter l’entrée de la pluie sous la serre. Les parois latérales peuvent aussi être constituées d’une bâche mobile qui est enroulée par temps sec et déroulée par temps pluvieux.

Aération par ventilation dynamique : l’aération par ventilation dynamique concerne uniquement les serres fermées. Le renouvellement de l’air est assuré par des ventilateurs placés sur une des façades de la serre et par des ouvertures aménagées sur la façade opposée. Ces ventilateurs fonctionnent comme des extracteurs d’air intérieur : ils créent une dépression à l’intérieur de la serre qui provoque l’entrée d’air extérieur plus frais par les ouvertures placées à l’opposé. Un thermostat placé au centre de la serre déclenche les ventilateurs à une température seuil définie par l’agriculteur. La température obtenue s’abaisse au niveau de celle de l’extérieur seulement si les conditions suivantes sont respectées :

  • des ventilateurs de type hélicoïdal à grandes pales brassant un grand volume d’air sans entraîner de brusques déplacements de celui-ci ;
  • un nombre de ventilateurs permettant d’obtenir un renouvellement de l’air égal à 40 à 80 fois le volume de l’abri par heure. L’inconvénient principal est le risque de panne : la température peut alors s’élever très vite dans l’abri fermé. Il faut pouvoir intervenir rapidement avec un groupe électrogène pour pallier les coupures de courant ou avec un moteur de rechange en cas de panne mécanique.

Système du cooling : C’est une ventilation dynamique couplée à un système de refroidissement de l’air par une façade cartonnée alimentée en eau froide. Dans l’abri, la température devient plus fraîche que la température extérieure. Le couplage de la ventilation à l’augmentation de l’hygrométrie en fait le système le plus performant pour réduire la température dans les serres de longueur inférieure à 30 m. Toutefois, cette méthode n’est efficace que si l’atmosphère sous la serre est suffisamment sèche — humidité relative inférieure à 60 % — pour permettre une évaporation de l’eau. Son utilisation la plus performante est obtenue dans les régions désertiques. Il faut prévoir une possibilité d’intervention rapide en cas de panne ou de coupure d’alimentation électrique. De plus, le cooling est une technique coûteuse en investissement et en énergie.
Brumisation : Un réseau d’asperseurs est installé au-dessus des plantes.Des buses à faible débit, avec une pression de 3 à 4 bars, produisent des gouttelettes fines (diamètre 20 à 100μm) dont l’évaporation fait diminuer la température de la serre.L’inconvénient de la brumisation est de créer une pluie fine qui retombe sur la plante.Ce mouillage du feuillage crée des conditions propices au développement de certaines maladies favorisées par les atmosphères humides (botrytis, oïdium, gale bactérienne).
Nébulisation fine : La nébulisation fine n’a pas les inconvénients de la brumisation. Les gouttelettes sont produites par des buses de débit plus faible (moins de 7 l/h avec une pression de 30 à 70 bars). Les gouttelettes sont si fines (diamètre inférieur à 10 μm) qu’elles s’évaporent avant d’atteindre les plantes, sans mouiller leur feuillage.
Bâche constituée d’un film thermique :  en polyéthylène vinyle acétate(EVA) pour une couverture anti-chaleur.Ce film de couverture réfléchit les longueurs d’onde de l’infrarouge court, qui correspond à la partie du spectre solaire non utilisé par la plante et ne produisant que de la chaleur. Au moment le plus chaud de la journée, ce film permet de diminuer la température sous serre de 5 à 6 °C par rapport à une couverture en polyéthylène simple.
Ecrans thermiques : placés à l’intérieur de la serre, au-dessus des plantes, dans le but de renvoyer une partie du rayonnement solaire. Ils sont constitués de bandes de toile, tissée ou non tissée,ou de matière plastique, dont la face externe est recouverte d’aluminium (face placée vers le ciel). Ces bandes ont une faible émissivité, une forte réflexion et une transmission nulle. La température diurne de la serre est régulée mais la température nocturne de la serre est augmentée. Il faut alors veiller à conserver une amplitude thermique suffisante pour le développement du plant, idéalement 5 à 10 °C entre la moyenne des températures diurnes et nocturnes, en modulant l’ouverture des abris.
Blanchiment : En période chaude, il est conseillé de blanchir la face extérieure des bâches en plastique car cela limite la pénétration de l’énergie lumineuse sous la serre. On peut utiliser de la chaux ou des produits spécifiques de blanchiment ayant une bonne résistance à la pluie. Cette technique a toute-fois des limites : les jours pluvieux, il faudrait enlever le produit et badigeonner à nouveau la serre les jours ensoleillés, ce que l’on ne fait jamais ! Pour éviter cet inconvénient, il existe dans le commerce des produits qui deviennent translucides lorsqu’ils sont mouillés; mais il faut des diluants spécifiques pour les enlever, ce qui augmente le coût de l’installation et la pollution de l’environnement. En revanche, le blanchiment des armatures à la peinture est fortement recommandé parce que cela diminue l’échauffement du métal et, de ce fait, la dégradation de la couverture en bâche plastique.Cette pratique permet de prolonger la durée de vie de la couverture de la serre.

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