Expérience de résilience communautaire en Afrique centrale

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changement climatique afrique

De manière générale en Afrique, les changements climatiques pourraient modifier :

  • Les maladies et le comportement des ravageurs. Plusieurs mutations en lien avec la variabilité des précipitations et de la durée des saisons ont déjà été observées : insecte défoliateur des ayous, cochenille jaune orientale du margousier, chenille Achaea cato-caloide
  • Les feux de forêts
  • L’expansion d’espèces invasives
  • Une hydrologie plus capricieuse

L’on constate depuis les années 1970 une baisse des débits du fleuve Congo à Brazzaville et de ses affluents Ou-bangui et Sangha, induisant une réduction de la navigabilité. Le nombre de jours d’interruption est passé de trente-quatre sur la période 1970-1979 à cent trois sur la période 1990-1993. Les impacts sont importants sur la socio-économie de la région, le fleuve étant un vecteur majeur d’échanges commerciaux. À l’avenir, sans changements particuliers attendus en termes de pluviosité globale, l’on estime une baisse des débits de 10 % pour l’Oubangui et le Sangha du fait d’une augmentation de l’évapotranspiration.

L’augmentation des risques d’inondation est un autre impact environne-mental à craindre, en particulier au centre et à l’ouest du bassin du fleuve Congo. La quantité d’eau précipitée, plus importante que l’évaporation, augmenterait le ruissellement, soit un débit accru au niveau des cours d’eau, notamment pendant la saison des pluies (Ludwig et al., 2013). L’accroissement de la lame d’eau serait favorable à la production d’hydroélectricité. Cependant, la variabilité des précipitations, et donc des débits, rendrait difficile la gestion des ouvrages.

Il est globalement probable que les impacts des changements climatiques sur le continent africain influent moins les ressources en eau souterraine que les impacts des pressions non climatiques telles que la croissance démographique, l’urbanisation, et le changement d’affectation des terres.

Il existe une forte corrélation entre les précipitations et le PIB dans les pays d’Afrique centrale. Il diminue en effet au cours des années sèches, alors qu’il augmente lors des années humides. Compte tenu des changements prévus, la variabilité saisonnière des précipitations pourrait avoir une influence négative sur le développement des pays de la région, cependant moins marquée que dans les autres régions d’Afrique

Expérience de resilience communautaire en Afrique centrale

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