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Au Kenya, des agriculteurs fournissent du mil, des arachides et du miel à une entreprise agricole locale de transformation afin de produire des en-cas nutritifs et d’améliorer les filières locales.

Créée en 2015 par Irene Ikarede Etyang, une trentenaire diplômée en sciences et technologies alimentaires, l’entreprise Akimaa Africa marie des ingrédients produits localement pour fabriquer des en-cas hautement nutritifs. Sa Tasty Millet Meal Bara une teneur élevée en protéines et en minéraux essentiels tels que le calcium, le fer, le phosphore et le zinc. “Très nutritive, cette barre à faible teneur en graisse peut se substituer aux sucreries que les gens affectionnent”, explique Irene Etyang. “Cependant, à la différence des aliments sains, chers et sans saveur, ce produit est délicieux, car il utilise du miel cru pur. Sans gluten ni sucres ajoutés, la barre convient également parfaitement diabétiques.” Depuis, 2017, la barre de céréales est certifiée comme étant propre à la consommation par le Bureau des normes du Kenya.

L’entreprise emploie plus de 200 agriculteurs qui l’approvisionnent en mil. Dix autres exploitants fournissent des arachides. Le miel provient de deux groupes de jeunes producteurs. “Dans notre équipe, nous avons des agrochimistes qui garantissent que les matières premières fournies correspondent à nos spécifications”, précise Irene Etyang. Les agriculteurs qui fournissent l’entreprise sont formés à la culture du mil, à une bonne utilisation des engrais, aux méthodes de contrôle des nuisibles et au traitement post-récolte de leur production.“ La qualité et la sécurité alimentaires sont essentielles, car nous produisons des aliments à destination des gens et nous devons nous plier aux politiques et législations alimentaires.”

Dans sa petite usine du le comté de Busia, dans l’ouest du pays, l’entreprise utilise une meuleuse pour la transformation des arachides et du mil en farine. “Notre capacité de production est de 500 barres par jour, que nous vendons 100 Ksh (0,86 €) pièce”, indique Irene Etyang. Les clients de l’entreprise sont principalement des citadins soucieux de leur santé et la demande est en plein essor. “Notre grand problème est l’absence de matériel de transformation. Notre production est majoritairement manuelle. Nous espérons automatiser le processus au fur et à mesure de notre expansion afin de produire davantage face à l’augmentation de la demande pour les produits.” Cela permettrait également à l’entreprise d’élargir sa gamme de produits, notamment en confiserie.

D’après Gladys Emojong, l’une des agricultrices qui fournissent du mil à l’entreprise, la plupart des agriculteurs avaient abandonné la culture de cette céréale à cause des prix bas et du travail intensif requis. La production de l’entreprise a ressuscité cette production. Autre productrice de mil, Tabitha Apurut explique : avant, “je vendais 1 kg de mil pour 25-35 Ksh (0,21-0,30 €) – principalement à des intermédiaires – alors qu’Akimaa Africa les achète pour 100 Ksh (0,86 €). Cela m’a encouragée à en cultiver advantage.” Mère de cinq enfants, elle prévoit de louer plus de terres que son unique hectare actuel pour planter ses céréales.

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